juil 182014
 

Transformers : l'âge de l'extinctionC’est bien la première fois que nous avons un avis unanime avec les amis au sortir d’une séance : en effet nous voulions tous quitter le cinéma à la moitié du film ! Ce Transformers est le film le plus mauvais que j’ai pu voir cette année (et même les années précédentes, si on fait abstraction du navet Hypercondriaque de Dany Boon).

2h46 d’une histoire totalement incohérente,  sans queue ni tête, sans une once de crédibilité, avec des répliques navrantes et une caméra qui donne des nausées, je peux vous assurer que c’est vraiment trop long !

Pourtant le début est agréable, même si on se demande ce que Mark Wahlberg « énormes bras » fait dans la peau d’un inventeur en électronique. Mais cela dérape très vite, dès l’apparition d’Optimus Prime, complètement cassé, qui dit lui même que seuls ses autobots pourront le réparer, mais qui retrouve la pleine forme avec 2 coups de marteau de notre inventeur, et pire encore, la pleine beauté en scannant un camion qui passait par là. C’est fort pour un robot à l’agonie, et trop facile, tout le temps trop facile.

Et ensuite c’est une succession de scènes qui tombent toutes fortuitement de façon très arrangeante, comme le petit copain de la blonde qui campe en voiture au bout du champ pour sauver le monde, et qui maîtrise les tremplins installés au pied des immeubles (sick !). Ensuite arrivent les méchants humains, puis le méchant extraterrestre, puis une résurrection de Megatron (comme si on avait besoin de lui), puis les as du karaté chinois, puis les Optimus Prime des autres planètes qui sont en fait des robots dinosaures … non là je dois dire que bien avant la fin, la surenchère, on ne peut plus l’encaisser.

Et ce ne sont pas les acteurs qui vont remonter le niveau, car en plus d’être tous dispensables, ils sont soit mièvres, soit horripilants, avec des dialogues plein de morale, plein de bons sentiments du style « ma fille tu es la plus belle chose que j’ai faite », « mon père je t’aimerai toujours », et pire encore, des tentatives d’humour vu et revu qui n’ont jamais réussi à faire rire la salle. Ils auraient pu pourtant faire un effort sur le texte, car cela parle tout le temps, mais pour ne rien dire, juste donner l’impression qu’il va s’agir de bons mots qui hélas tombent à plat.

Bien sûr les effets spéciaux sont réussis, mais ils sont gâchés par une réalisation qui filme tout en mouvement à grande vitesse, ce qui fait qu’on ne peut pas vraiment les apprécier.

C’est aussi la première fois que je vois un film qui affiche ouvertement et même de façon ostentatoire de la publicité : gros plan sur Red Bull, sur des marques de voitures, sur des boissons chinoises … cela explique pas mal de choses sur les objectifs du film : faire plaisir aux financeurs.

Je garderai en mémoire le combat final, avec un Optimus transpercé de part en part qui pourtant combat comme un jeune robot, et surtout un Wahlberg dont la force musculaire lui permet de bloquer les coups d’un robot de quelques tonnes. Je n’ai pas loin à creuser pour vous lister d’autres incohérences, pour le plaisir : des missiles qui ne trouvent jamais leur cible en pleine ligne droite, des robots capables de se décomposer en particules pour changer de forme et qui pourtant tombent sous le coup d’une épée, le FBI qui reconstruit Megatron sans s’en rendre compte alors qu’ils ont le modèle sous les yeux, et même un Optimus qui se découvre des réacteurs sous les pieds …). Bon j’arrête là, vous avez compris, non content d’être raté, ce film est aussi très chiant. A éviter absolument !

Hélas la fin nous laisse présager un 5ème opus …

Synopsis
Quatre ans après les événements mouvementés de « Transformers : La Face cachée de la Lune », un groupe de puissants scientifiques cherche à repousser, via des Transformers, les limites de la technologie.
Au même moment, un père de famille texan, Cade Yeager, découvre un vieux camion qui n’est autre qu’Optimus Prime. Cette découverte va lui attirer les foudres d’un certain Savoy, dont le but est d’éliminer les Transformers. Pendant ce temps, le combat entre les Autobots et les Décepticons refait surface…

Sortie en salle le 28 mai 2014
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=195228.html

Maléfique

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juin 032014
 

MaléfiqueWhoaaaa !!!

Ok ok je l’attendais vraiment ce film, et pour une fois, j’ai été surpris, enchanté, emballé, charmé complètement, bien au delà de mes espérances !

Ce n’est pas le conte original de la belle au bois dormant, et c’est une bonne chose. C’est une version totalement revisitée, la version de Maléfique elle même, et c’est une toute autre histoire, une bien belle histoire, plus profonde, plus riche et bien moins manichéenne que l’originale.

Déjà pour commencer, la claque vient d’Angelina Jolie. Belle, belle et inquiétante, un personnage tout en nuances, qu’on découvre avec le temps, un personnage à la fois froid et intense, malicieuse au possible, et humaine, résolument humaine pour une fée. Elle incarne toutes les émotions, forte et fragile, inaccessible et bouleversante, elle nous balade avec maestria et on en redemande.

L’univers de cette lande magique est aussi une grosse claque : effets visuels pleins de charme, de douceur, de tendresse, de couleurs, de créature adorables, de monstres imaginaires tous aussi réussis les uns que les autres, c’est un paradis sur terre, un paradis pour le petit garçon que je suis, qui retrouve des images qui lui font briller les yeux. C’est tout simplement merveilleux.

Cette histoire décalée apporte aussi beaucoup de renouveau et de surprises, rendant finalement le film pas du tout prévisible, on se laisse embarquer avide de découvrir ce qui va arriver, et on s’enchante de ce scénario qui nous fait à la fois rire, nous pâmer ou nous emplir de tendresse. J’aime cette histoire de la gentille fée dépité des humains qui veut se venger et qui finalement se rend compte qu’elle n’est pas si méchante que cela en se laissant attendrir par la princesse.

C’est une multitude de moments touchants, toute l’évolution du caractère de Maléfique est un bonheur à regarder, plus encore sur le visage d’Angelina qui se régale (et nous régale) de sa beauté et de ses expressions. Elle ne parle pas beaucoup, mais elle n’en exprime pas moins, avec un sourire, un geste, un regard, ou un petit mot piquant toujours fort à propos.

Les personnages secondaires sont aussi très bien choisis, le roi totalement traumatisé et focalisé par sa vengeance qui fini par le rendre taré. La princesse craquante à souhait, irrésistible, attendrissante, pas surprenant que Maléfique s’y attache. Et son assistant, ce corbeau transformé en humain, quelle belle idée, qui ajoutera à la fois beaucoup d’humour très inhabituel, et son lot de créatures magnifiques (elle le retransforme selon ses envies).

Au final on aura droit quand même à des vrais morceaux de l’histoire originale : le baiser, le dragon, mais, grand dieu que je les préfère tels que narrés ici ! Et rien n’est mièvre ou enfantin, c’est un beau conte d’adulte.

Graphiquement magnifique, les moments de béatitude devant les images sont nombreux (rhaa le vol au dessus des nuages de Maléfice), les décors sont très travaillés et détaillés, la musique est splendide et complète très bien l’image, et les effets visuels, omniprésents, sont …. bon ok j’arrête les superlatifs, mais je crois que vous avez compris :)

Disney m’a bluffé, je ne m’y attendais pas, on est à cent lieues des précédents, ils ont montré qu’ils étaient encore capable du meilleur. Et surtout ils ont réussi quelque chose qu’ils savaient faire à merveille à leurs débuts : nous emporter, nous émerveiller, et nous émouvoir.

Je l’ai déjà dit qu’Angelina, parfaite pour ce rôle, est vraiment trop belle ? Ah ? ;)

Bon voilà, au vu de mon enthousiasme le message est clair, j’ai adoré, et je suis encore dedans au moment où j’écris ces mots. Dès qu’il sort en bluray, je l’achète ! Et vous ? Vous attendez quoi pour aller le voir ?! :)

Synopsis
Maléfique est une belle jeune femme au coeur pur qui mène une  vie idyllique au sein d’une paisible forêt dans un royaume où règnent le bonheur et l’harmonie. Un jour, une armée d’envahisseurs menace les frontières du pays et Maléfique, n’écoutant que son courage, s’élève en féroce protectrice de cette terre. Dans cette lutte acharnée, une personne en qui elle avait foi va la trahir, déclenchant en elle une souffrance à nulle autre pareille qui va petit à petit transformer son coeur pur en un coeur de pierre. Bien décidée à se venger, elle s’engage dans une bataille épique avec le successeur du roi, jetant une terrible malédiction sur sa fille qui vient de naître, Aurore. Mais lorsque l’enfant grandit, Maléfique se rend compte que la petite princesse détient la clé de la paix du royaume, et peut-être aussi celle de sa propre rédemption…

Sortie en salle le 28 mai 2014
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=201429.html

X Men: Days of Future Past

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mai 242014
 

X Men: Days of Future PastBof ! Un tel battage pour un film aussi moyen ! Sur une idée qui pourrait être originale, à savoir retourner dans le passer pour sauver le monde des sentinelles, on se retrouve en fait devant une histoire inexistante, et cousue de fils blancs. Dès l’intro on imagine déjà la fin, qui ne manque d’ailleurs pas d’arriver. Tout ce qu’il y a entre le début et la fin, c’est du remplissage : énormément de blabla, très peu d’action, beaucoup de belles morales et remises en question, et des tentatives de rebondissement pas vraiment crédibles.

Aucun personnage ne sort du lot, hormis vif-argent qui nous offre une scène magistrale au ralenti dans la prison de Magneto (là j’admets, chapeau !). Même la présence de  (Tyrion de Game of Thrones) n’est pas si délectable même si cela fait plaisir de le voir dans un rôle différent.
Les effets spéciaux sont corrects sans être impressionnants (en même temps on commence à avoir un peu tout vu). Seule la première partie du film (la mise en place) est un tant soi peu intéressante, avec quelques touches d’humour, mais ensuite l’ennui s’installe, c’est lent et sans suspense.

Bref, sans plus, pas un mauvais film, mais pas aussi divertissant qu’on était en droit de l’espérer.

Synopsis
Les X-Men envoient Wolverine dans le passé pour changer un événement historique majeur, qui pourrait impacter mondialement humains et mutants.

Sortie en salle le 21 mai 2014
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=195128.html

mai 222014
 

The Amazing Spider-Man : le destin d'un HérosLe premier n’était déjà pas fameux, cette suite est dans la même lignée. Dès les premières secondes on comprend déjà que cela va être une catastrophe en entendant l’araignée parler et essayer de faire de l’humour. Que des phrases à deux balles ringardes, sans intérêt, dialogues navrants, aucune profondeur dans le personnage ! Il faut dire qu’il est toujours aussi peu crédible et charismatique cet acteur, quel mauvais choix !

Si au moins l’histoire était intelligemment construite, avec une intrigue, des rebondissements, quelques personnages croustillants, mais non rien : c’est sans queue ni tête, avec des longueurs uniquement scénaristiques pour espérer titiller le spectateur, et surtout, il n’y a pas un méchant potable. Electro qui est d’évidence bien supérieur en puissance et potentiel se fait démonter par une petite araignée qui ne craint pas l’électricité outre mesure (sick). Et l’arrivée du bouffon vert pour le final n’apporte rien, voir même désole tant l’acteur qui l’incarne n’est pas adapté, et ses pouvoirs ridicules. C’est ce que j’appelle un gâchis de méchant !

Il aurait pu rester l’histoire d’amour avec Gwen, qui par son joli minois est le seul personnage qui pourrait attirer l’attention, mais nous gaver d’indécisions entre on sort ensemble ou pas, avec une réconciliation qui n’a pas de sens, fait perdre le dernier intérêt de l’histoire.

Tiens, cela me donne simplement envie de me refaire la trilogie de Sam Raimi, celle d’avant, la bonne :)

Synopsis
Ce n’est un secret pour personne que le combat le plus rude de Spider-Man est celui qu’il mène contre lui-même en tentant de concilier la vie quotidienne de Peter Parker et les lourdes responsabilités de Spider-Man. Mais Peter Parker va se rendre compte qu’il fait face à un conflit de bien plus grande ampleur. Être Spider-Man, quoi de plus grisant ? Peter Parker trouve son bonheur entre sa vie de héros, bondissant d’un gratte-ciel à l’autre, et les doux moments passés aux côté de Gwen. Mais être Spider-Man a un prix : il est le seul à pouvoir protéger ses concitoyens new-yorkais des abominables méchants qui menacent la ville.  Face à Electro, Peter devra affronter un ennemi nettement plus puissant que lui.  Au retour de son vieil ami Harry Osborn, il se rend compte que tous ses ennemis ont un point commun : OsCorp.

Sortie en salle le 30 avril 2014
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=192186.html

mai 172014
 

A Day on Earth cover artJ’avais fait l’éloge du premier album de ce combo français, je découvre donc ce second opus avec beaucoup d’intérêt. Je vous invite d’ailleurs de suite à en faire l’écoute puisqu’il est disponible gratuitement sur  http://opusdoria.bandcamp.com/album/a-day-on-earth. Et si cela vous plait vous pourrez l’acheter sur le même site, ce que j’ai fait, récupérant ainsi de façon très simple l’album au format MP3.

Ma première audition ne m’a pas particulièrement charmé, et ce pour deux raisons : la première c’est que l’album contient deux titres du premier, réorchestrés : « the mission » et « wind whispers », et je m’étais bien attaché aux versions originales, trouvant ces nouvelles versions bien moins envoûtantes et réussies. Après de nombreuses écoutes (oui il tourne en boucle depuis 4 jours), mon avis n’a pas changé sur « the mission », l’original est vraiment plus à mon goût, par contre j’admets que la refonte de « wind whispers » et notamment la très bonne intro m’ont fait oublier l’ancienne version :)

La seconde raison de mon dépit,  et qui m’ennuie encore aujourd’hui, c’est le changement de chanteuse. La première avait une très belle voix douce et discrète, la nouvelle est plutôt du type cantatrice, un beau timbre de voix, mais cela détonne par rapport aux compositions, elle est trop puissante et relègue la musique au second plan. Je ne sais comment l’exprimer, mais je trouve qu’elle se marie bien moins avec l’ensemble. Et elle rend aussi les musiques plus classiques, plus « groupe de métal sympho avec chanteuse » standard comme on en a déjà tant.

Bon, mais vous l’avez certainement déjà deviné (surtout après avoir dit que je l’écoutais en boucle), ces deux points sont les seuls griefs que je peux faire, car pour tout le reste, la magie Opus Doria a encore opéré. Un très beau prologue instrumental superbement orchestré, avec la flûte comme meneuse, des mélodies qui ne sont pas sans faire des clins d’oeil à la grande musique classique, et des envolées comme on peut aimer en trouver dans les grands films d’épopées fantastiques, non là je dis chapeau !

On retrouvera d’ailleurs cette flûte comme fil conducteur sur tous les titres, et c’est une excellente idée, car c’est un son pur et magnifique, qui sait charmer les oreilles. Lost children in the world qui est clairement mon favoris, démarre justement par cette flûte, appuyée par un violoncelle (j’avais un doute, merci Laura de m’avoir confirmé l’instrument ;) ), avant de basculer sur un rythme bien plus emporté et vraiment très entraînant ! Avec un break comme je les adore : coupure nette, on rebalance la flûte, et on redémarre de plus belle de façon déchaînée. S’ensuit l’instrumental Epic Race, débutant par un piano doucereux, et rapidement poussé au dynamisme par la contre basse, et une bonne batterie, avec des tonalités de musique de guerre de sécession (le tambour et la flûte me font penser à cela), c’est un titre très enjoué et de bonne humeur (pour autant qu’on puisse qualifier un titre ainsi).

Le dernier titre est aussi particulièrement réussi, encore cette flûte qui vous entraîne par sa mélodie, cette chanson plus calme que les autres est simplement belle, mélancolique et reposante, avec une magnifique coupure à la mode orientale. C’est là que je constate vraiment le travail de composition, les arrangements, les choix des instruments, les enchaînements, la petite note qui tombe au bon moment, le tout avec un bon mixage et un son de belle qualité.

Finalement, comme pour le premier, j’ai adhéré, sans parfois toujours comprendre précisément pourquoi, simplement parce qu’ils font de la musique comme je l’aime : de la vraie musique, travaillée, recherchée, avec un usage savant des différents instruments, beaucoup de variations, de changements de tonalités et de rythmes, et des mélodies qui vous restent dans la tête pendant toute la journée. Ah oui, rappelons que c’est quand même du métal, même si on a très vite tendance à l’oublier tant il est bien enrobé ;)

Au final ce qui me frustre le plus c’est qu’il n’y a que 5 nouveaux titres. Ok, ils sont superbes, mais j’aurais tellement aimé … en avoir encore plus ;)

Merci à Laura pour m’avoir prévenu que le nouvel album d’Opus Doria était disponible :)

http://opusdoria.bandcamp.com/album/a-day-on-earth
Et la version instrumentale : http://opusdoria.bandcamp.com/album/a-day-on-earth-instrumental-version-2